| Retour page d'accueil | |
Mesures juridiques La maladie d'Alzheimer amène le patient à perdre son autonomie et sa capacité à faire face aux obligations de la vie courante. Cela le rend vulnérable. Il a donc besoin d'être protégé légalement sur les plans administratifs et financiers. En tant que parent, ami ou médecin d'un patient, on peut être confronté à des problèmes d'organisation ou de gestion de ses affaires et il est souvent difficile, dans des situations si peu habituelles, de savoir ce qu'il convient de faire et qui peut le faire sans tomber dans l'illégalité. C'est à la famille proche, quand elle existe, de prendre en main la situation. La législation fixe le cadre précis de cette protection : La protection des incapables majeurs est prévue par la loi n°68-5 du 3 janvier 1968 (Articles 488 à 514 du Code Civil). Tout sujet âgé de plus de 18 ans est présumé capable, il bénéficie d'une capacité civile, c'est-à-dire qu'il a une aptitude légale à la jouissance et à l'exercice de ses droits civils, en particulier à la gestion de ses biens. Article 488 du Code Civil : Article 490 du code civil alinéa 1 : Article 490 du code civil alinéa 2 : Un acte ne peut être valable que si la personne est saine d'esprit. Si la personne n'est pas protégée, une action en nullité oblige à prouver l'existence du trouble au moment de l'acte, ce qui peut être très difficile. La loi prévoit des protections pour des atteintes physiques ou psychiques, maladie, infirmité, affaiblissement dû à l'âge. La responsabilité civile ne disparaît pas pour autant. Les dommages causés à autrui devront être réparés. La responsabilité pénale peut être diminuée ou annulée (Art. 122-1 et 122-2 du Code Pénal), "irresponsabilité pénale" en cas de trouble psychique sévère. Trois mesures de protection sont prévues par la loi : Avant la loi de janvier 1968, le patient mental était considéré comme irresponsable total de ses actes. Depuis, il n'en est plus de même. L'article 189-2 oblige celui qui a causé un dommage à autrui sous l'emprise d'un trouble mental à le réparer. La responsabilité civile de l'individu privé de raison est engagée pour chacun des actes qu'il commet et il est tenu de réparer. Il semble nécessaire de l'assurer contre le risque encouru (assurance de responsabilité civile). La nullité d'un acte d'une personne sous régime de protection peut être demandée par elle-même, par son tuteur, son curateur, ou, sous certaines conditions, après son décès, par ses héritiers. Le délai de prescription (temps pendant lequel la demande de nullité peut être engagée) est ici de 5 ans. Quel que soit le régime, la meilleure protection sera assurée par une étroite collaboration entre : |
| Fermer la fenêtre |